Le mal des transports


  • Le mal des transports

    « Contre le mal des transports, voyagez l’estomac vide »

    Cliché, recette de grand-mère ou lieu commun, quelques experts s’attaquent aux idées reçues en matière de santé et de bien-être estival.

    Il est aussi bénin que répandu sur les routes des vacances, le mal des transports, ou cinétose, ou encore cinépathie, atteint principalement les enfants de deux à huit ans, avec ce cri d’alarme qui provoque les arrêts en catastrophe sur les bords de route : « Je vais vomir ! »

    Survenant aussi bien en voiture qu’en train, ou en bateau, à dos de chameau comme à dos d’éléphant, provoqué par les mouvements transversaux (tangage), sagittaux (roulis), ou verticaux, aggravé par la fumée de cigarettes et ce cauchemar des longs trajets est lié à la stimulation inhabituelle du labyrinthe, l’organe de l’équilibre de l’oreille interne. Avec un tableau qui va crescendo : bâillements, état nauséeux, céphalées, pâleur, suées, frissons, hyper-salivation jusqu’aux vomissements alimentaires et bileux.

    Et c’est cette régurgitation des aliments pris quelques heures avant le départ qui est à l’origine d’une mesure préventive drastique adoptée par beaucoup de parents : pour éviter les vomissements, mieux vaut faire voyager l’enfant le ventre vide. À défaut de traiter les causes de la cinétose, on en prévient les effets – du moins les plus dommageables pour la voiture.

    Trois millions d’enfants seraient concernés par le mal des transports. Un chiffre que reprennent en chœur toutes les publications, en insistant sur sa fréquence élevée, mais sans produire à la clé d’enquête précise.
    Ce sont les deux à douze ans qui sont les plus exposés selon un avis du haut conseil de la santé publique du 25 avril 2013, les mal des transports étant, selon le même avis, plus fréquent en bateau que dans les autres modes de transports.

    Selon une étude réalisée auprès de 784 voyageurs américains, le mal des transports touche 5 % d’entre eux, à égalité avec les blessures et accidents.

    Une autre étude effectuée auprès des participants à des croisières en Europe a montré que le mal de mer était plus fréquent chez les filles que les garçons, avec un pic de fréquence à 11 ans chez les filles, alors qu’il est à 21 ans chez les garçons.

    Si des publications ont été consacrées aux traitements médicamenteux, comme la scopolamine et les antihistaminiques et autres antagonistes calciques prescrits dans le traitement des symptômes de la cinétose, aucune étude ne semble disponible sur les régimes alimentaires préconisés pour prévenir les vomissements. Ces vomissements sont le premier motif de consultations pour la cinétose, les jeunes patients ne sont pas orientés vers les services hospitaliers pédiatriques, mais pris en charge en pédiatrie de ville.

    Dr Solène Ganousse-Mazéron (gastro-pédiatre à Créteil)

    « Bien entendu, l’enfant sujet au mal des transports devra éviter de prendre la route après un repas copieux. Pour autant, je déconseille de le laisser partir à jeun. L’estomac vide va en effet se remplir d’acidités et lorsque surviendront des spasmes, leur régurgitation risquera d’être douloureuse.
    Un minimum d’aliments devra donc être proposé, de préférence légers et solides, en évitant les matières grasses, les produits laitiers et le café au lait.

    Les préconisations alimentaires vont être un peu analogues à celles qui sont faites pour le reflux, mais on observe des réactions très aléatoires d’un enfant à l’autre : par exemple, après avoir bu une boisson pétillante, certains vont avoir des éructations, alors que d’autres seront soulagés. La physiopathologie de l’estomac dans le cas du mal des transports reste peu documentée. Sans doute, en raison d’une incidence très élevé, les parents sont-ils accoutumés à voyager avec des enfants dans le gaz, sachant qu’à l’arrivée, les symptômes disparaissent et qu’aucune complication n’est à craindre. Attention toutefois à la déshydratation qui peut survenir après les vomissements. »

     

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