Le lait maternel


  • Le lait maternel

    L’impact de l’alimentation de la mère

    Certaines variations dans l’alimentation de la femme peuvent avoir un impact sur la composition du lait maternel en acides gras ou sur sa teneur en vitamines A, B, en iode ou en sélénium.

    Les allergènes alimentaires sont présents dans le lait maternel, mais les données récentes ne plaident pas en faveur d’une éviction des aliments allergisants dans le but de prévenir les allergies.

    L’acquisition du goût

    Le goût du lait, dont la saveur dominante est le sucré, varie également en fonction de ce que consomme la mère. Les enfants nourris au sein semblent ainsi exposés à une plus grande variété d’arômes que ceux nourris au biberon, ce qui participerait à l’acquisition du goût et au comportement alimentaire futur. Leur appétence ultérieure aux nouveaux aliments est ainsi facilitée, qu’ils aient été ou non exposés à leurs arômes par le biais du lait maternel.

    La caféine, la nicotine, la cotinine, le cannabis et l’alcool se retrouvent aussi dans le lait maternel et leur consommation doit être limitée (3 tasses de café par jour, un verre d’alcool occasionnel), voire proscrite.

    Méthylmercure, phyto-œstrogènes : attention

    Il est recommandé aux femmes d’éviter de consommer les espèces de poissons riches en méthylmercure (espadon, marlin, siki), les compléments alimentaires riches en phyto-œstrogènes et certaines préparations à base de plantes, parfois utilisées pour leur effet galactogène, qui peuvent avoir des effets délétères. Les aliments à base de soja sont à consommer avec modération.

    Agents pathogènes, médicaments, polluants

    Différents agents pathogènes peuvent être retrouvés dans le lait maternel : le virus d’Epstein-Barr, le cytomégalovirus (infections sans incidence chez le nourrisson sauf chez le grand prématuré), virus de l’hépatite B (allaitement possible après injection de gammaglobulines et première injection vaccinale).

    Le portage maternel du virus de l’hépatite C ou de l’hépatite A et E en fin de grossesse ne contre-indique pas l’allaitement. L’infection par le VIH, en revanche, est une contre-indication formelle à l’allaitement.

    Certains médicaments, comme l’insuline ou l’héparine, sont détruits et/ou non absorbés par le tube digestif du nourrisson et ne présentent aucun risque. D’autres présentent un risque et quelques-uns, peu nombreux, sont contre-indiqués. En cas de doute, il est conseillé de se renseigner auprès du centre de référence sur les agents tératogènes par exemple (www.lecrat.org).
    Enfin, l’impact des contaminants industriels comme le DDT, les PCB ou les dioxines reste mal précisé.

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